logo A MURELLA , groupe féminin de polyphonies corses
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Créé en 2002 à la suite des ateliers d'initiation et de recherche sur la polyphonie corse "Pulifunie di Corsica", elles se sont rassemblées autour de leur intérêt commun pour la Corse.


Elles avaient envie d'oeuvrer autour d'une identité spécifique de la musique corse afin de transmettre des traditions orales aux plus jeunes générations et à ceux qui y étaient étrangers.

Le groupe féminin de polyphonie A Murella (la fleur d'immortelle sauvage du maquis) est l'histoire d'une rencontre de plusieurs voix...

Telle la terre dont elles sont originaires, elles ont cherché à unir leur talent pour en retirer la plus grande exigence de pureté, à la manière des anciens, dans le respect de leur tradition orale.

Chacune d’entre elles porte en héritage la mémoire tourmentée de ce pays qu’elles veulent transmettre à leur tour, afin de la faire connaître par le chant.

Aujourd’hui, elles se retrouvent à travers différents évènements qui accompagnent cette ouverture, ne serait-ce que pour vous associer au plaisir de ce symbole ou de ce message qu’elles aimeraient vous communiquer.



Aussi, viennent-elles au devant de vous, pour vous faire entendre leurs voix qui se mêlent et s’entremêlent. Chacune a une position unique de soliste, mais en s’associant, elle donne corps à une harmonie qui se veut céleste.

L’une d’entre elles (secunda) domine et guide, une autre (bassu) fait appui, pour lui apporter la stabilité, la plus haute (terza) amène cette touche de liberté qui leur est chère.

Elles se croisent et se détachent à nouveau, à l’octave ou à la quinte, dans le style des différentes époques de musique ancienne dont la plupart des chants sont issus. Les harmonies en sont inhabituelles à nos oreilles actuelles et comportent parfois des quarts de tons, voire des intervalles encore plus subtils.





La Corse, depuis toujours, allie les paradoxes, tout d’abord par son relief, ses paysages: véritables successions de plaines et de hauts massifs, de montagnes s’immergeant dans la mer.

C’est une terre d’immigration et d’exil, une terre où on cherchait à se protéger des invasions successives, mais qui, quand la confiance était gagnée avec les peuples venant d’autres territoires, les échanges et l’hospitalité étaient de mise. Le partage restait un atout du vivre ensemble. Ainsi à travers les traditions orales qui accompagnaient les moments les plus pénibles, les chants et la musique, étaient la manière de s’unir ou d’exercer sa différence pour faire reconnaître le lieu d’où on venait.

La Corse, dans son histoire, est incroyablement moderne. Elle a fait naître, en son temps et à sa manière, les lumières et la démocratie par l’existence d’autres voix, d’autres voies… Aujourd’hui, encore, elle veut faire reconnaître ses choix les plus purs, malgré l’ambiance tourmentée qui en est son caractère ou son modèle.

Pour lire "Corse : jacobins, ne tuez pas la paix"
article sur la Corse de Michel ROCARD,
député européen, ancien premier ministre,
paru dans Le Monde du 31 août 2000 
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